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Vendredi 6 mars

Des petits groupes feront des pochoirs/tags à la craie dans la ville avec slogans féministes et une distribution de dépliants de sensibilisation.

Un stand sera installé sur le marché. Il permettra de distribuer les dépliants et d’échanger brièvement avec le public.


Revendications

  • Un partage équitable des tâches à la maison
  • Pension : une meilleure prise en compte des temps partiels dans le calcul des pensions et une augmentation minimum à 1.500€ net
  • Logements : un accès garanti à toutes et sans discrimination !
  • Egalité stricte des salaires, lutte contre les discriminations dans le travail et une reconnaissance/validation des diplômes de l’étranger
  • Une réduction des frais des soins de santé et la gratuité des protections menstruelles et des moyens contraceptifs

Témoignages

La précarité, je ne m’y attendais pas. J’ai été mère au foyer une bonne partie de ma vie, la situation de mon ex-mari le permettait. Aujourd’hui, je suis divorcée. Je me rends compte qu’en tant que femme au foyer je n’ai pas eu de statut, le travail que j’ai fait est invisible. Sans statut : pas de protection, de salaire, de retraite,… Comment faire pour trouver un travail à 53 ans ? Comment faire quand on recommence sa vie à zéro ?

J’ai mon bac filière sciences vie & terre, j’ai réalisé 2 années universitaires au Maroc en biologie. Je suis arrivée en Belgique avec l’espoir de finir mes études mais le service d’équivalence ne me permet pas de pouvoir continuer. Aujourd’hui, je suis comme « bloquée ». On ne me permet pas d’avoir accès à des études ou un travail équivalent à mes connaissances. On ne me permet pas de m’intégrer dans la société.

Je suis maman célibataire. J’ai quitté mon village natal et me suis éloignée de ma famille pour trouver du travail. Pour le moment j’ai un travail. Malgré cela, dès le milieu du mois c’est le début de la panique. Est-ce que je vais avoir assez pour payer la crèche ? Est-ce que le frigo sera rempli en suffisance ? Je vis dans l’angoisse, tout ce que j’aimerais, c’est pouvoir offrir une vie correcte à mes enfants.


La précarité des femmes en quelques chiffres

43,6% de femmes contre 11,8% d’hommes travaillent à temps partiel

Le temps partiel pour les femmes est plus souvent subi que choisi. Elles ont souvent des durées moyennes de carrière plus courtes que les hommes, mais aussi des parcours professionnels différents (temps partiels, conjointes aidantes d’indépendants, interruptions de carrière, etc.), n’oublions pas non plus que c’est à elles que revient la plus grande part du travail domestique. En conséquence, ces femmes ont plus souvent que les hommes une pension insuffisante, un RIS complémentaire à une GRAPA, 63,6 % des bénéficiaires d’une aide du CPAS âgés de 65 ans ou plus sont des femmes !

41,3% de familles monoparentales sont à risque de pauvreté dont 80% de femmes

Familles monoparentales : Selon les derniers chiffres (2018) de l’Etat Belge, 41,3% des familles monoparentales (dont 80 % sont des femmes seules) sont considérées comme à risque de pauvreté monétaire.

Seulement 68,7% des femmes nées en Belgique ont un emploi. Ce chiffre tombe à 44,9% pour celles qui sont nées en dehors de l’UE

Emploi des femmes migrantes : Dans notre pays, de manière générale, les femmes (68,7%) ont un taux d’emploi inférieur à celui des hommes (75,3%). Les hommes migrants (62,9%) et les femmes migrantes surtout, (44,9%) ont un taux d’emploi beaucoup plus bas. Les femmes migrantes sont donc à l’intersection de plusieurs discriminations (Source : Eurostat 2018)

75% des personnes bénéficiant d’un logement social sont des personnes isolées dont 65 % sont des femmes

Logements sociaux : Les femmes sont plus nombreuses dans les secteurs moins bien rémunérés, ont des salaires moins élevés que ceux des hommes et ont plus de temps partiels, des carrières morcelées ou plus courtes. Cela explique qu’elles soient plus nombreuses à bénéficier d’un logement social. (Source : Centre d’étude 31/12/2015)

25% de femmes ainsi que 44% de familles monoparentales retardent ou renoncent à des soins de santé faute d’argent

Santé : En 2012 -2013, 25% de femmes (contre 17% chez les hommes), soit une femme sur 4, ont retardé ou renoncé à des soins ou des dépenses de santé parce qu’elles avaient des difficultés financières. Les reports de soin sont le fruit d’un système politique qui favorise la marchandisation de la santé et ce, au détriment de l’individu. (Source : Solidaris 2014)


Pourquoi une journée internationale des droits des femmes le 8 mars ?

La Journée internationale des droits des femmes, officialisée par les Nations Unies en 1977 et célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars, est une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes.

Cette journée est marquée par de très nombreux événements et manifestations à travers le monde organisés par des mouvements et associations pour fêter les victoires et les acquis en matière de droits des femmes, mais aussi pour faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer leur condition. Pour la 3ème année consécutive, « Le Collecti.e.f 8 maars » appelle toutes les femmes et minorités de genre à faire grève : de leur travail, mais aussi du travail domestique, de la consommation ainsi que des études et de la formation.

La Journée internationale des droits des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant  que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la revendiquer ! Car oui, aujourd’hui encore, chez nous, l’homme le plus pauvre est une FEMME !


Un travail en partenariat entre le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration, les FPS de Verviers, Vie Féminine et le PAC Verviers